Glossaire


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1. Ecoute active

La prise de notes participe au processus de communication entre professeur et étudiant grâce auquel vous serez efficace par votre capacité d'écoute active.

L'écoute active est celle qui combine :

  • l'écoute proprement dite, c'est-à-dire les phénomènes neurophysiologiques qui vont se produire dans votre cerveau, via le canal auditif.
  • l'activité d'écriture qui stimule d'autres connexions neuronales, par l'intermédiaire de vos nerfs sensitifs et moteurs.
  • toute l'activité visuelle qui se porte sur ce que le professeur vous fait voir, mais aussi sur ce que vous écrivez vous-même.

Ce sont ces combinaisons sensorielles qui nous rendent concentrés et efficaces pendant les cours.

 
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2. Combinaisons sensorielles

"J'entends le professeur".
"Je vois le professeur, ce qu'il écrit ou projette, et ce que j'écris".
"Je prends des notes"
"Je construis un résumé".

Votre cerveau est complexe. Sa structure présente notamment des zones sensitives correspondant aux différents organes des sens et localisées à des endroits différents.

En associant, dans vos activités intellectuelles, l'auditif, le kinesthésique et le visuel, vous envoyez des stimulations de nature différentes et connectez entre elles plusieurs régions cérébrales.

 
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3. Code de lecture

Le cours oral véhicule un grand nombre d'informations qui possèdent des statuts variés. Identifier et mettre en évidence ces différences vous aidera dans votre compréhension.

La marge est particulièrement un espace visuel intéressant qui vous permet de faire ressortir certaines "absences" (décrochages), les vérifications de vocabulaire à faire plus tard dans le dictionnaire, les questions ou tuyaux d'examens possibles, les références à d'autres chapitres ou à d'autres ouvrages... Des mots ou des signes courts devraient vous permettre de relever rapidement, sans perte de temps, ces diverses informations.

 
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4. Procrastination

La procrastination (de pro et crastinatis, qui signifient pour demain) est un phénomène qui nous pousse à postposer un certain nombre de choses de notre vie souvent perçues comme désagréables (reporter des travaux, des rendez-vous... en se disant que cela pourra être fait demain).

Cette réaction est en fait provoquée par une partie de votre cerveau, le cerveau limbique. Siège de l'affectif et de l'émotionnel, il risque d'influencer votre travail : il peut vous mettre des bâtons dans les roues si vous ne prenez pas de plaisir à ce que vous faites, en vous incitant à remettre à plus tard les tâches désagréables. Quand vous planifiez, vous devez donc programmer et alterner ce que vous aimez moins avec les choses que vous aimez bien...

Heureusement, votre cortex, autre partie du cerveau, est là pour tempérer les envies de votre cerveau affectif : il vous permet de planifier à plus long terme, d'anticiper, de réagir afin de vous adapter... Grâce à lui, vous pouvez percevoir la nécessité de travailler maintenant pour avoir plus tard des moments de liberté ou un bon weekend de détente.

Il est donc important aussi de vous récompenser : cela vous aidera à réaliser des tâches moins attirantes a priori et vous motivera davantage pour la suite.

 
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5. Appariteur/Apparitrice/Apparitorat

L'apparitorat est un service administratif clé qui s'occupe exclusivement de la relation professeurs-étudiants. Il peut concerner l’ensemble d’une faculté ou être spécifique à une section et est notamment chargé de l'organisation des études (horaire des cours et des examens, formalités propres à la faculté...). Il s'agit donc d'un interlocuteur important en cas de problèmes administratifs.

Tâchez d'abord de vous informer par vous-même en faisant par exemple une recherche sur le site internet de l'ULg, en relisant certains documents qui vous ont été remis en début d'année, en consultant le site internet ou les valves de votre faculté... et gardez les coordonnées de votre apparitorat à portée de main s’il vous reste des questions.

La plupart du temps, les délégués de cours ont des contacts réguliers avec l'apparitorat.

 
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6. Valves

Les valves désignent les tableaux où sont affichées toutes les informations que votre section souhaite vous communiquer: heures de cours, locaux, changements d'horaire, planification des séances de répétitions, d'exercices, inscription aux moments de permanence, dates d'examen, résultats aux évaluations et examens, dates de remise de certains travaux...

Les valves peuvent se trouver à différents endroits : hall d'entrée de la faculté ou du département pour les informations générales, service du professeur concerné pour les informations propres à leurs cours... Localisez-les le plus rapidement possible et consultez-les fréquemment pour éviter les mauvaises surprises !

N'oubliez pas non plus que de nombreuses informations sont également diffusées via le site de votre faculté, le portail MyULg ou le Webmail.

 
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7. Stress et sommeil

Face à une situation nouvelle, inhabituelle, stressante (épreuves de survie chez les animaux), on constate une augmentation de la durée du sommeil paradoxal, pendant lequel l'animal est confronté à de nouvelles expériences et les intègre dans son répertoire. Chez l'homme, le lien entre la suppression du sommeil paradoxal et la mémorisation ne semble pas unanimement démontré (notons que les épreuves testées ne sont pas, dans ce cas, des épreuves de survie, pour des raisons déontologiques évidentes).

 
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8. Un cerveau : 2 hémisphères

Votre cerveau est composé de deux hémisphères qui traitent les informations différemment, mais de manière complémentaire :

Le cerveau gauche (ou l'hémisphère gauche) travaille notamment sur l'information verbale, sur le langage. On dit qu'il est analytique, linéaire et séquentiel : il effectue des traitements sur les mots et sépare les éléments qui constituent un tout.

C'est au niveau de notre hémisphère gauche que fonctionne notre mémoire verbale.

 

 

Le cerveau droit (ou l'hémisphère droit) est spécialisé dans la combinaison des éléments en un ensemble : il synthétise. Il traite l'information en simultané et est particulièrement efficace pour le traitement visuel et spatial.

C'est au niveau de notre hémisphère droit que fonctionne notre mémoire iconique.

deux hemispheres

Pour une efficacité maximale, il faut utiliser ces deux "modes" complémentaires. Forcez-vous à utiliser davantage la facette "spatiale" de votre cerveau si vous avez l’habitude de privilégier l'approche verbale, linéaire et analytique.

 
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9. Récupération des informations stockées dans la mémoire à long terme

On distingue deux types de récupération des informations mémorisées :

  • la reconnaissance : savoir si cette information est celle qui est recherchée
  • le rappel : recherche de l'information puis décision quant à sa pertinence. Le rappel peut être un simple savoir (sentiment de familiarité face à une information qui est alors choisie) ou un souvenir conscient (récupération consciente de l'information et de son contexte)

Dans le contexte d'un examen à l'université, le rappel a davantage d'effets positifs s'il s'agit d'un souvenir conscient plutôt que d'un simple savoir.

 
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10. Structurer, organiser, catégoriser

La découverte de critères de groupement et de structuration des informations correspond à des caractéristiques de rétention de nos mémoires à court et à long terme.

Vous constatez facilement qu'il sera beaucoup plus facile de mémoriser la seconde (qui est organisée et catégorisée) par rapport à la première.

Structurer, regrouper, catégoriser... font partie des mots-clés de la mémorisation.
Améliorez votre taux de rétention en recherchant en permanence d'autres niveaux d'organisation des éléments.

 

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11. "Nettoyer" un cours

Nettoyer ou "dégraisser" un cours signifie :

  • Mettre les concepts importants en évidence, mais sans redondance (ne pas souligner deux fois la même idée, même si celle-ci est importante).
  • Faire apparaître la structure et le fil conducteur du chapitre, pour ensuite percevoir celle du cours.
  • supprimer les exemples non utiles et sélectionner ceux qui aident réellement à la compréhension...

Bref, toutes les activités concrètes qui vous permettent d'identifier l'essence du message, en supprimant les redondances et les informations superflues.

 
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12. Cycle veille-sommeil

Parmi les rythmes physiologiques de 24h (rythmes nyctéméraux), le cycle veille-sommeil est le plus connu. Il correspond au cycle naturel jour-nuit ainsi qu'aux périodes habituelles d'activités et de repos de l'environnement familial, social, professionnel. L'environnement stabilise ces rythmes à 24h de même que les moments où leur fonctionnement est optimal : veillez donc à préserver ces rythmes.

Briser la synchronisation entre votre rythme physiologique interne et celui du monde extérieur (et particulièrement les horaires diurnes des cours, des examens, des permanences des enseignants...) entraîne des risques multiples : fatigue démesurée par rapport au travail effectué, capacité de réflexion amoindrie, temps de réaction plus lent, pensée désordonnée, agitation, anxiété... voire hallucinations !

Ces risques peuvent s'aggraver et mener à des difficultés de sommeil récurrentes où somnifères et repos ont peu d'effets. Inverser le jour et la nuit n'est donc pas une bonne idée, d'autant plus que la nuit, vous ne disposez pas de toutes vos facultés : inutile donc de chercher à travailler la nuit en espérant être plus efficace.

Si le décalage est régulier (travail de nuit professionnel systématique par exemple), ces risques disparaissent et sont alors remplacés par d'autres difficultés, d'ordre social notamment, puisque les moments de sommeil personnel correspondent aux moments d'éveil chez les autres (activités sociales, cours, examens...).

Ne diminuez pas votre quantité de sommeil !

Les humains dorment en moyenne 8h (entre 6 et 10h pour la plupart des gens). La durée de sommeil nécessaire à un individu est constante et semble déterminée génétiquement. Durant le sommeil ont lieu notamment certaines sécrétions hormonales, la récupération physique et l'organisation de la mémoire : cette période est donc vitale pour l'homme. C'est par exemple à ce moment que vous intégrez les informations de la journée (mais pas de nouvelles informations : inutile donc d'essayer d'étudier une nouvelle matière en laissant tourner un enregistreur durant votre sommeil !).

Chez les étudiants, un manque de sommeil est souvent associé à une fatigue récurrente durant la journée (surtout en début d'après-midi) et au besoin de dormir plus tard les week-ends. Il provoque notamment des difficultés de concentration et de mémorisation et peut parfois mener à la dépression. De plus, la reprise d'un rythme normal est lente. Veillez donc, autant que possible, à préserver votre temps de sommeil.

Pour les mêmes raisons, un manque de sommeil ponctuel (nuit blanche) ou un endormissement décalé (mise au lit très tardive) sont à éviter. Evitez absolument d'empiéter sur votre sommeil en période d'évaluation, même dans le but d'étudier !

Indépendamment d'un travail de nuit ou d'un décalage du cycle jour-nuit, les insomnies passagères sont quant à elles un phénomène assez courant qui provoque distraction, mauvaise humeur, fatigue...

Privilégiez un horaire régulier et adapté à votre personne, plutôt que l'usage de stimulants (vitamines...) qui masquent le manque de sommeil. Une détente allongée, même sans endormissement, peut permettre de récupérer en partie ce manque.

Ne diminuez pas la qualité de votre sommeil !

Il est tout aussi important de veiller à préserver la qualité de votre sommeil que sa quantité : les différentes phases du sommeil jouent chacune un rôle vital dans votre organisme et doivent être préservées.

 
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13. Phases du sommeil

Votre sommeil est subdivisé en une série de phases récurrentes, influencées à la fois par le milieu extérieur (température de la pièce, luminosité, bruit...) et par votre état physiologique (faim, soif, douleur...) et/ou psychique (émotions...). Il commence par une phase de sommeil lent, léger, puis profond et se poursuit par 4 à 5 cycles de 90 minutes, chaque cycle se composant d'une phase de sommeil lent et d'une phase d'un sommeil qualifié de "paradoxal".

Il est tout aussi important de veiller à préserver la qualité de votre sommeil que sa quantité : veillez à en préserver les différentes phases, chacune jouant un rôle particulier.

Le sommeil lent

D'abord léger, puis de plus en plus profond, le sommeil lent se caractérise, physiologiquement, par la présence de fuseaux (blocage des messages sensoriels au début de l'endormissement) et d'ondes cérébrales lentes. C'est une période où la diminution de la température corporelle et du métabolisme général permet une économie de l'énergie et la constitution de réserves pour l'organisme. Outre la récupération physique, certains auteurs lui attribuent également une fonction de consolidation de la mémoire.

La pratique d'un exercice physique intense durant la journée entraîne généralement une augmentation du sommeil lent.

Le sommeil paradoxal

C'est pendant le sommeil paradoxal qu'ont lieu les rêves. Les rêves varient d'un individu à l'autre mais jouent, pour tous, un rôle important. Ils présentent des caractéristiques communes:

  • Le sommeil paradoxal et les rêves constituent le seul moment où le cerveau est actif tout en étant imperméable à l'environnement extérieur et ses nombreuses stimulations: l'activité cérébrale, isolée, peut alors être optimisée puisqu'elle mobilise la totalité des ressources mentales.
  • On observe plus de rêves en situation de stress, en cas de maladie par exemple, ou dans une période importante (comme la bloque et les sessions d'examens)...
  • Dans la société occidentale moderne, essentiellement verbale et logique, l'hémisphère gauche du cerveau est privilégié. Les rêves semblent compenser ce déséquilibre en se servant de l'hémisphère délaissé : ils sont imprégnés d'images, d'impressions sensorielles, d'éléments non logiques, atemporels...

 

 
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14. Rythme biologique

En général, on observe deux types d'individus au niveau de l'efficacité intellectuelle selon le moment de la journée :

  • Les matinaux : vigilance et performances psychiques, sensorielles et motrices maximales au réveil et décroissant progressivement au cours de la journée.
  • Les vespéraux : augmentation progressive de la vigilance au cours de la journée.

Ces rythmes sont stables pour un même individu. Il est donc important de connaître les vôtres car ils déterminent les moments au cours desquels vous pourrez accomplir un travail de qualité, sans fatigue anormale.

Quel que soit votre rythme, on observe un relâchement de la vigilance environ toutes les 90 minutes (en moyenne) : c'est le bon moment de prévoir une pause dans votre étude pour rester efficace !

Sachez cependant que différents facteurs internes ou externes peuvent diminuer votre vigilance : la faim, le stress, le bruit, les événements extérieurs... Réfléchissez donc aussi au contexte dans lequel vous prévoyez de travailler.

 
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15. Travaux pratiques

Certaines facultés inscrivent à leur programme un certain nombre de séances de travaux pratiques (ou TP) qui permettent de mettre en pratique les connaissances acquises lors des cours. En règle générale, les TP sont de plus en plus conséquents au fil des études et se font surtout en laboratoires pour les études scientifiques.

Attention, généralement, les TP sont obligatoires et sont sanctionnés par une note !

 
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16. Répétitions

Les répétitions sont des cours qui se font généralement en plus petits groupes et sont animées par l'assistant du professeur, voire des étudiants-moniteurs. Ce sont des séances au cours desquelles sont revues et appliquées des notions vues lors des cours magistraux. Il est important d'y participer activement, d'une part, parce qu'elles sont parfois obligatoires et, d'autre part, parce que ces séances vont vous aider à mieux comprendre la matière et à vous l'approprier.

 
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17. Engagements pédagogiques

Les engagements pédagogiques contiennent, pour chaque cours au programme :

  • la durée du cours et de ses différentes parties parties (théorie, pratique, remédiations...)
  • le nombre de crédits objectifs des enseignements théorique et pratique
  • les contenus enseignés
  • les acquis (objectifs) d'apprentissage visés
  • les prérequis et corequis exigés pour pouvoir suivre le cours
  • la description des activités d'apprentissage prévues, des modalités d’organisation du cours, des travaux pratiques, répétitions, séances de rémédiation  éventuelles...
  • les modalités d'évaluation et les critères retenus
  • les lectures recommandées ou obligatoires et les notes de cours disponibles
  • l'organisation des stages éventuels
  • les modalités de contact des encadrants
  • la disponibilité et les modalités d’accès aux cours en ligne s'ils existent

De sérieux repères pour vous aider dans l'apprentissage de vos matières ! Vous trouverez ces informations dans les programmes en ligne, en cliquant sur le code du cours.

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18. Portail MyULg

Le Portail MyULg est un espace du site de l'Université de Liège réservé aux étudiants. Il donne accès

  • à de nombreuses informations utiles (horaire et changements en cours d'année, organisation de certaines séances de cours, actions d'aide organisées pendant l'année...)
  • des renseignements sur le statut administratif (paiement, réinscription...)
  • des supports de cours diffusés par les professeurs ("slides" des cours, notes de cours...)
  • au Webmail (et donc, aux courriels qui sont adressés sur l'adresse @student.ulg.ac.be)...

Outre l'importance de ces ressources, vous devez obligatoirement vous y rendre pour accomplir certaines démarches, comme notamment la validation de votre programme de cours. Pour éviter les difficultés, veillez à réaliser ces démarches dans les délais impartis par votre section.

 
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19. Evaluation formative ou examen "blanc"

Un examen "blanc" est un test proche de celui qui sera proposé en session, mais il est organisé pendant l'année et le résultat obtenu n'est pas pris en compte dans la note de l'année.

Est-ce utile d'y participer et de consacrer du temps pour le préparer alors qu'il n'y a pas de note à la clé ? Il s'agit évidemment d'une excellente occasion de se "tester" et de se préparer à la session, notamment pour :

  • situer votre compréhension des différentes parties de la matière
  • évaluer l'efficacité de votre méthode de travail
  • mieux comprendre les attentes des professeurs (genre de questions et exigences liées aux réponses attendues)
  • se préparer mentalement au véritable examen, en vivant une première expérience sans véritable enjeu...
 
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20. Hygiène de vie pour un cerveau efficace

Le cerveau est le partenaire principal de nos apprentissages : nuire à son fonctionnement a des répercussions sur les performances et peut par exemple entraîner des périodes de déconcentration. Il faut donc veiller à remplir ses importants besoins en énergie et en oxygène : le cerveau utilise un cinquième de notre consommation quotidienne alimentaire et en oxygène ! En état de manque, le cerveau puise alors dans les réserves des autres organes, au risque de les affaiblir.

Quelques conseils :

  • S'oxygéner suffisamment (régulièrement, en sortant et, au minimum, en ouvrant la fenêtre pour renouveler régulièrement l'air ambiant), particulièrement pendant l'étude.
  • S'alimenter judicieusement : priorité aux sucres lents (pâtes, riz...) qui permettent un apport constant de glucides, aux vitamines (la B9 atténue la fatigue intellectuelle, la B1 faciliterait l'attention...), aux protéines, aux minéraux (fer contenu dans la viande, iode...) et bien sûr, à l'eau (un manque d'eau peut entraîner une réduction du volume d'eau à l'intérieur des cellules et donc une baisse des performances physiques, mais aussi intellectuelles, comme la concentration...).
    Inutile de prévoir un surplus alimentaire vanté en pharmacie : une alimentation équilibrée suffit à rencontrer les besoins de l'organisme.

Mais aussi ... limiter la consommation :

  • de sucres, qui entraînent des pics et chutes de glucose et donc, à l'extrême, des risques d'évanouissement
  • de tabac, qui pourrait, à la longue, avoir des répercussions néfastes sur la mémoire à long terme
  • d'alcool, qui diminue la fixation des souvenirs (les souvenirs d'une soirée bien arrosée sont, par exemple, souvent très flous)
  • de médicaments : certains antidépresseurs, tranquillisants... peuvent par exemple entraîner des pertes de mémoire temporaires, certains excitants donnent un coup de fouet temporaire, malheureusement suivi de coups de pompe...
 
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21. Chunking : assembler et reconstituer les morceaux

Face à la multitude et à la diversité des éléments stimulants qui nous assaillent, le cerveau travaille en permanence. Sa première réaction est de se référer à ce qu'il connaît bien afin d'octroyer une signification rapide à ce qu'il perçoit, principalement dans le domaine visuel.

chunkcroix

Si vous vous trouvez en présence d'éléments porteurs de sens connu (sur l'image ci-dessus, vous verrez probablement d'abord des croix ou des losanges), le cerveau s'en tiendra principalement à cette signification spontanée et, par économie, ne mettra pas beaucoup d'énergie à découvrir d'autres sens (par exemple, un rectangle inscrit entre les quatre croix).

C'est ainsi qu'on parle volontiers de cerveau "paresseux".

chunkocto

Si vous êtes en face d'un ensemble incomplet, peu significatif (des octogones dont on a enlevé un morceau), votre cerveau est davantage "provoqué" et poussé à découvrir d'autres sens ou un "meilleur sens" (ici, on signalera le rectangle qui, bien qu'incomplet, porte les éléments caractéristiques suffisants).

En réalité, votre cerveau aura rassemblé les morceaux (ou chunk en anglais) pour former un ensemble porteur de sens : c'est le mécanisme du chunking.

 
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22. L'encodage dans la mémoire à long terme

L'activité visant à mémoriser une information est appelée encodage, dont la qualité influence la récupération de cette information de la mémoire à long terme par la suite.

Un encodage sémantique (basé sur le sens) est généralement plus efficace car il est plus approfondi qu'un encodage "physique" (forme du mot...) ou acoustique, plus superficiel. Notons que selon la tâche de rappel, parfois, la deuxième façon de procéder peut s'avérer plus adaptée (par exemple, dans un cours de phonétique, le sens des mots est parfois moins important que leurs caractéristiques acoustiques).

Lors de l'encodage, on utilise généralement inconsciemment des stratégies d'organisation, souvent basées sur le sens (retenir ensemble tous les aliments, puis tous les meubles... d'une liste donnée plutôt que de les mémoriser isolément dans l'ordre donné), mais parfois aussi sur l'imagerie mentale (association de l'information à un lieu connu, une représentation visuelle...) ou verbale. Ces stratégies permettent de disposer de trucs, d'indices, facilitant la récupération (par exemple, se souvenir du visage familier : l'information recherchée en découle plus facilement).

L'encodage de l'information est parfois automatiquement associé à l'encodage de son contexte (on recourra alors à la mémoire épisodique ). Celui-ci peut dès lors également être utilisé comme indice lors de la récupération.

                                         
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23. Le développement de notre cerveau

Durant notre évolution, le cerveau s'est développé par couches successives qui se sont intégrées entre-elles pour faire des hommes des animaux dits "intelligents" :

  • La première est le cerveau reptilien (en vert ci-dessous), qui régit vos besoins fondamentaux de vie et de survie. C'est lui qui dirige vos réactions "réflexes".
  • Le deuxième est le cerveau limbique (en rouge), qui est le siège de nos émotions et fait donc notamment percevoir et ressentir les choses et les événements comme agréables ou désagréables.
  • Le troisième qui vient s'implanter sur les deux autres, est le cerveau cortical ou néocortex (en bleu) : c'est notamment le siège de la mémoire et c'est lui qui vous permet de réaliser notamment de nombreux apprentissages.

tricortex200

Ces trois "cerveaux" forment un ensemble complexe dans lequel les imbrications et les interrelations sont en très grand nombre, ce qui comporte parfois certains inconvénients.

Par exemple, quand vous êtes dans des situations de vie agréables et positives, votre cerveau "affectif" (cerveau limbique) vous incite à vous lancer dans une activité, à prendre du plaisir. Par contre, quand ce que vous vivez comporte des caractéristiques déplaisantes ou désagréables, il vous amène à fuir, éviter cette personne ou cette activité.

Transposez ce phénomène aux cours que vous aimez, dans lesquels vous vous sentez à l'aise, avec un professeur que vous trouvez génial... ou, inversement, aux cours dans lesquels vous éprouvez des difficultés, que vous jugez peu utiles, pour lesquels vous pensez avoir un bagage faible ou peu d'atomes crochus...

Le résultat est que vous vous investirez naturellement davantage dans les premiers, qui relèvent du plaisir, alors que vous aurez tendance à éviter les deuxièmes et à temporiser : c'est la procrastination.

 
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24. L'oubli d'une information encodée

Dans un contexte "non significatif" (retenir une liste de syllabes par exemple), Ebbinghaus a montré que le déclin de la mémoire prenait la forme suivante :

 

courbe oubli
 
Le temps écoulé entre la présentation de l'information et le rappel est porté en abscisse tandis que le pourcentage d'informations retenues est indiqué en ordonnée.
 
On constate une grande déperdition des souvenirs dans les 20 premières minutes. La déperdition continue à augmenter avec le temps, mais moins rapidement cependant : les souvenirs après 8h30 ou après une journée sont à peu près équivalents (respectivement 38% et 36%).
 
Ajoutons qu'après une semaine, environ 20% des souvenirs seulement sont encore présents. Néanmoins, dans des contextes plus significatifs, faisant intervenir la compréhension, la volonté et/ou l'affect, ou pour certains apprentissages psychomoteurs (la natation par exemple), on observe un oubli beaucoup plus faible. Il est malgré tout important pour un étudiant de travailler sans trop tarder la matière vue au cours, idéalement le jour même ou le lendemain, si possible dans la semaine.
 
Version imprimable Page mise à jour le 2015-04-16