Soirée de lancement des manifestations « 2013 Année de l’Allemagne »

Concert : Zigeunerlieder de Johannes Brahms, par l’ensemble Praeludium
Conférence : L’Université de Liège, une université allemande ? par le Professeur Francis Balace
Réception
Invitation cordiale à tous. Accès gratuit.
Pour faciliter l’organisation, il est cependant demandé de s’inscrire pour le 21 janvier au 04 366 5218 ou par mail relationsexterieures@ulg.ac.be
http://www.ulg.ac.be/LancementAllemagne2013
Liège : une université allemande ?
L’Université a incontestablement été le principal centre de diffusion de la culture allemande à Liège, de sa fondation en 1817 à 1914. Soucieux d’une part d’y éradiquer l’influence française et, de l’autre, de ne pas heurter l’opinion en la truffant de professeurs néerlandais, Guillaume Ier y nomme, dès la fondation, trois professeurs allemands sur les treize qu’elle compte alors. Sur les quinze Allemands qui enseigneront à Liège au XIXe siècle, huit y auront débuté sous le régime hollandais, dont le juriste Warnkönig qui dans un mémoire de 1828 suggérait de s’inspirer plus encore du modèle universitaire d’Outre-Rhin. Les étudiants eux-mêmes s’étaient engoués du mouvement de la Burschenschaft et en avaient adopté le costume. Cinquante ans plus tard, ces influences n’ont pas diminué et se renforcent même après 1870 à la faveur du prestige entourant la science allemande et surtout ses méthodes au sein des laboratoires et des «séminaires» d’exercices pratiques. Cette influence, entretenue par d’illustres professeurs comme les allemands Spring et Schwann ou le germanophone belge Kurth, se prolonge par les séjours en Allemagne en Wanderjahren de nos diplômés, d’abord de médecine , puis de toutes les disciplines jusqu’au tournant du siècle. Elle s’impose aussi dans le style des bâtiments universitaires construits entre 1881 et 1890, dans l’hospitalité donnée aux activités de sociétés comme le Deutscher Verein de Kurth, le Schillerverein de Bischof, le Deutscher Sprachverein, etc… Un véritable rideau de fer tombera en 1914, ce qui n’empêchera pas que les méthodes et surtout la bibliographie et les instruments de travail allemands ne cesseront pas de se montrer irremplaçables au sein de nos facultés, en particulier de celle de Philosophie & Lettres.
Contact :