| Demain, c’est la fin du monde… | Tweeter |
30/11/2012
Le prochain Doc Café de l’Université de Liège
Mardi 11 décembre 2012 à 20h00 à Brasserie Sauvenière, place Xavier Neujean à Liège
Entrée libre – 1 boisson offerte aux participants
4 exposés introductifs de 10 minutes et puis, place aux questions du public !
Vous le savez ou en entendrez parler… il paraît que la fin du monde est prévue dans un calendrier des Mayas le 21 décembre de cette année… Alors, parlons-en avant ! Mais nous ne nous attarderons pas sur ces prédictions dans notre Doc Café : nous nous intéresserons à certains risques qui nous menacent et à la manière de les anticiper.
Le thème sera exploré à travers le regard de quatre chercheurs de l’ULg qui travaillent dans des domaines bien différents mais aussi souvent complémentaires.
Michaël De Becker est un astrophysicien qui évoquera les géocroiseurs, càd. ces objets célestes (des astéroïdes, des comètes, …) qui pourraient un jour percuter la Terre et provoquer un cataclysme majeur, des tsunamis dévastateurs, des tremblements de terre inouïs et plonger l’humanité dans l’obscurité . Vous pensez au film Armageddon ? Oui, et ce n’est pas que de la science-fiction ! Des astronomes du monde entier – dont des astronomes amateurs ! – participent à une sorte de réseau de surveillance qui scrute les objets de l’espace potentiellement dangereux pour nous. Et s’il le fallait, les agences spatiales étudient très sérieusement des solutions à la Armageddon ! Détruire l’astéroïde au moyen d’une charge nucléaire ? Trop dangereux… Par contre, le dévier de son orbite ou le ralentir, même d’une fraction infime, pourrait suffire à éviter la collision. On semble donc être prêt : la fin du monde ne viendra pas de l’espace.
Ou plutôt, ne viendra plus, parce que - c’est ici qu’interviendra le paléontologue Valentin Fischer - l’on suspecte que la cause de l’extinction massive des espèces au Crétacé (dont les dinosaures), il y a 65 millions d’années, serait une pluie massive d’astéroïdes s’abattant sur la Terre. Cependant Valentin Fischer nous expliquera que ces cataclysmes majeurs (il y en a eu cinq sur Terre) n’ont jamais une cause unique mais sont plutôt la conjonction de plusieurs facteurs.
Comment prévoir ces cataclysmes ? Loin des gourous ou des prédictionnistes charlatans, il y a des artistes qui sont passés maîtres dans l’art de l’anticipation et dont les œuvres, paradoxalement, peuvent éveiller les consciences et aider à mieux gérer notre société. Etudier l’impact de ces œuvres d’anticipation fait partie des recherches Frédéric Claisse, un politologue, qui nous expliquera comment ces dystopies (c’est le contraire des utopies, des œuvres qui anticipent les scénarios du pire) ont pu alerter les opinions et entraîner des réactions des gouvernements, des citoyens, de la société en général. On songe évidemment au roman de Georges Orwell, 1984 et à son Big Brother, mais Frédéric Claisse évoquera aussi Ray Bradburry et ses Chroniques martiennes ou Fahrenheit 451, ou encore le philosophe Günther Anders connu pour être un des premiers opposants à la bombe nucléaire.
Du côté de l’économie, Thomas Bauwens est un spécialiste des entreprises sociales (le tiers-secteur), des entreprises pas tout à fait comme les autres car, entre autres, leurs profits sont réinvestis dans l’entreprise. Face à un modèle économique dominant qui se cherche et qui semble souvent à bout de souffle et de solutions, Thomas Bauwens expliquera comment ces entreprises plus proches des citoyens sont capables de faire preuve de beaucoup de créativité et d’innovation pour susciter de nouvelles formes d’échanges, de mieux satisfaire certains besoins de la société.
Loin de « la fin du monde », le prochain Doc Café de l’ULg évoquera l’avenir de notre monde… S’informer ?Sur FaceBook, tapez simplement «Doc'café» dans la barre de recherche, et vous pourrez confirmer votre participation.
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