| Maïté Mawet obtains a 'European Spirit Grant' | Tweeter |
29/06/2012
Maïté Mawet, étudiante en 2e année de master en science politique à finalité spécialisée en relations internationales vient de recevoir une bourse Bourses Esprit Européen décernée par la Fondation Emile Bernheim. La remise, autour d’un verre en présence des anciens lauréats, se fera en octobre prochain, dans les locaux de la Fondation à Bruxelles, lors d’une cérémonie qui consacrera également le dixième anniversaire de cette bourse.
C’est lors d'un stages au Service public fédéral Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement, en particulier au « centre de crise » et à la structure d’intervention rapide B-FAST (Belgian First Aid and Support Team), que Maïté Mawet rencontre d’autres boursiers Bernheim qui la convainquent de poser sa candidature cette année.
Elle défendra, en août prochain, un mémoire intitulé « B-FAST : aide humanitaire ou instrument politique ? », sous la direction du Pr Gautier Pirotte. Elle y analyse cette structure, qu’elle connaît de manière pratique, créée novembre 2000 pour répondre à une demande d'aide d'urgence de la part d'un autre État, en cas de catastrophe soudaine.
Dotée d’un montant de 8.670 €, la bourse Bernheim permet à son bénéficiaire d’effectuer un stage d’initiation à la construction européenne au Ministère belge des Affaires étrangères et à la représentation permanente de la Belgique auprès de l'Union Européenne. Remise tous les ans, elle est attribuée, au maximum, à trois étudiants francophones et trois néerlandophones.
Maïté Mawet a été précédée par 4 autres étudiants de l’ULg depuis 2003, date de la première attribution. Ainsi Jessica Mixhe, qui avait suivi le même cursus que Maité, avait été distinguée en 2011.
Issue d’un testament écrit en 1974, la Fondation Bernheim a reçu l’approbation comme établissement d’utilité publique par arrêté royal du 28 janvier 1987.
Emile Bernheim avait lui-même rédigé les statuts de la Fondation. Les objectifs y sont clairement définis : promouvoir la paix, contribuer à l’épanouissement des valeurs humaines et civiques, améliorer les relations sociales, rechercher, en entreprise, un équilibre entre les nécessités du progrès, de la gestion, de l’organisation et les aspirations individuelles des travailleurs à plus de bonheur, de dignité, de création et d’initiative.
Répondant à son objet, la Fondation s’entoure aussi du Centre Emile Bernheim, centre de recherche actif à l’ULB et affilié à la Solvay Business School, et est active au travers de nombreuses collaborations en matière de recherche, de réflexion et d’encouragements de celles-ci via le financement de chaires d’enseignement, mais aussi de projets et instituts dans des domaines aussi variés que l’éthique, l’entreprise responsable, le travail international ou la culture.
Né en 1886 et décédé dans sa centième année en 1985, Emile Bernheim a assuré la présidence de sa société jusqu’à sa fusion avec d’autres grands magasins belges, le Bon Marché et Priba, puis la chaîne GB entreprise en 1974. Ces fusions sont à l’origine de l’actuel groupe GIB (Grand Bazar, Innovation, Bon Marché, ancien GB-Inno-BM).
Emile Bernheim fait partie des chefs d’entreprise d’envergure internationale qui ont créé les structures de la distribution moderne. Président du groupe «à l’Innovation», grand magasin fondé par sa famille à Bruxelles en 1897, pendant plus d’un demi-siècle, commerçant inspiré, entrepreneur audacieux, gestionnaire rigoureux, il s’est très tôt distingué par sa vision du rôle social de l’entreprise.
Il a créé des prix et bourses Emile Bernheim pour récompenser des études originales sur ce thème. Et a entretenu une correspondance suivie avec Jean Rey, un des pères de l’Europe.