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La technologie sonore de l'appareil n'est pas récente (utilisée depuis longtemps dans le milieu industriel) et utilise des gammes de fréquences : il produit des sons très aigus (des signaux acoustiques audibles haute fréquence) dans la plage 16 000 à 17 000 Hertz, uniquement perceptibles par des personnes âgées de moins de 25 ans (90% des moins de 20 ans alors que 90 % des plus de 30 ans ne l'entendent pas). Il ne s'agit donc pas d'ultrasons, comme on le lit parfois, mais d'extrêmes aigus. En France, l'appareil a été rebaptisé Beethoven ("un son qui adoucit les mœurs"), et proposé par une société de produit de sécurité dans le but d'éloigner les personnes sensibles à ces sons aux endroits où sont placés ces appareils : les violents maux de tête qu'ils provoquent sont à eux seuls fort dissuasifs !
Cet appareil a été largement vendu en Europe et en Amérique du Nord pour mettre fin aux désagréments que peuvent causer les groupes de jeunes en se rassemblant. L'objectif : faire cesser le bruit (conversations, musique,...), voire le chahut parfois, mais aussi une série de comportements aux conséquences désagréables (abandon de déchets sur la voie publique et de vidanges attestant la consommation excessive d'alcool, grossièretés à l'adresse des passants,...) et parfois illégales (dégradations immobilières, consommation de substances illicites, agressivité verbale ou physique,...).
Dispositif de « salubrité publique » pour certains, le système suscite toutefois une forte indignation liée à des arguments de différents ordres
La Commission européenne a refusé d'interdire le Mosquito à l'échelle européenne ; selon Helen Kearns, porte-parole de la commissaire européenne en charge de la Protection des consommateurs « une telle mesure ne relève pas des compétences de l'Union. C'est plutôt aux Etats membres qui le souhaitent d'adopter pareille mesure»
En mars 2008, la Belgique exprime son intention est d'interdire sous peu la commercialisation mais aussi l'installation de ce type d'appareils, dans le cas où ils sont achetés à l'étranger.
A l'heure actuelle, il n'existe pas d'étude susceptible de définir le degré de dangerosité de l'appareil, non plus que les dommages qu'il peut causer, mais des spécialistes de différents pays en appellent largement au principe de précaution.