Bernard-Ignace Denzinger

Né à Dettelbach (Franconie) en 1782 et mort à Würzburg en 1862, Bernard-Ignace Denzinger y est initié à la philosophie kantienne par son professeur André Metz. Fonctionnaire dans un bureau de statistique, il assume par ailleurs la direction de L'Aurore, périodique consacré à la poésie et aux beaux-arts. Son épouse, Thecla Molitor, rencontrée à cette occasion, poursuit sa carrière de poétesse, une fois mariée. En 1817, il obtient la chaire de philosophie de l'Université de Liège, avec pour mission d'y enseigner l'encyclopédie philosophique, l'anthropologie pragmatique, la logique, la métaphysique, la philosophie morale, l'histoire de la philosophie et... l'histoire universelle ! Au cours de l'année où il est investi de la charge rectorale (1820-1821), il institue auprès de la Faculté de philosophie et lettres (avec Jean-Dominique Fuss et Jean-George Wagemann), une École propédeutique, où il donne le cours de pédagogie. Il fonde encore une Académie allemande et consacre plusieurs publications à des questions de logique. La révolution de 1830 met un terme à sa carrière liégeoise, du fait de la suppression de la Faculté et de ses origines allemandes. Rentré à Würzburg, il est nommé dès 1832 professeur d'histoire et de statistique à la Julius-Universität au sein de laquelle il exerce également diverses responsabilités administratives. Présidant de la Société historique locale, il termine ses jours en poursuivant ses recherches dans les domaines de la philosophie et de l'histoire.

 

Marie-Elisabeth Henneau

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Version imprimable Page mise à jour le 2009-01-27