| Réseau WiFi à l’ULg & implications potentielles sur la santé | Tweeter |
L'Université de Liège s'est dotée d'un réseau WiFi déployé sur l'ensemble de son campus. La couverture de la quasi-totalité des salles de cours, laboratoires et bureaux est assurée par 800 bornes mises en œuvre par le Service Général d'Informatique au cours des deux dernières années.
Certaines personnes s'interrogent sur les conséquences éventuelles, pour la santé, de l'exposition aux champs électromagnétiques produits par les technologies sans fil.
Nous sommes constamment exposés à un ensemble d'ondes électromagnétiques : radio, télévision, téléphonie mobile, réseaux de communication spécifiques (police, pompiers, militaires, ...), ... Les ondes émises par les réseaux sans fil ne sont donc qu'une composante du champ électromagnétique global auquel nous sommes soumis.
On distingue deux types d'effets physiologiques produits par l'exposition aux ondes électromagnétiques : les effets thermiques et athermiques.
Les ondes électromagnétiques pénètrent plus ou moins profondément le corps humain, en fonction de leur longueur d'onde : radio FM (88 à 108 MHz) : 3 cm ; télévision (300 à 400 MHz) : 1,5 cm ; GSM (900 et 1800 MHz) : entre 0,7 et 1 cm ; WiFi (2400 MHz) < 0,7 cm.
Les normes d'exposition internationales sont établies sur base du DAS (Débit d'Absorption Spécifique) qui exprime le rapport entre la puissance absorbée et la masse du corps absorbant, nécessaire pour produire une augmentation de 1° Celsius du corps. Des données expérimentales indiquent que, dans le cas d'une exposition complète d'un être humain à un champ électromagnétique, il faut absorber une puissance moyenne de 4 Watts par kg durant plus de 6 minutes pour observer une telle augmentation de température.
Au niveau international, l'ICNIRP (Commision Internationale de Protection contre les Rayonnements Non Ionisants), l'IEEE (Institute of Electrical and Electronic Engineers) et l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ont fixé le niveau global (toutes applications / fréquences confondues) du DAS à 0,08 W/kg (soit 1/50e du DAS nécessaire à l'augmentation de 1° C). La Belgique a fixé la norme à 0,02 W/kg.
En termes de champ électrique, les valeurs maximales correspondant à la norme belge de 0,02 W/kg sont de 13,7 V/m pour les fréquences allant de 10 à 400 MHz (par exemple, radio FM et télévision), 0,686 √f V/m pour f allant de 400 MHz à 2 GHz (par exemple, 20,6 V/m pour les GSM) et 30,7 V/m pour les fréquences allant de 2 à 10 GHz (et donc d'application pour les bornes WiFi émettant à 2,4 GHz).
Afin de déterminer les valeurs concrètes des champs électromagnétiques auxquels sont soumis les membres du personnel et les étudiants, un ensemble de mesures ont été réalisées par le SEGI et l'ISSeP, avec l'aide de Madame Beauvois, ingénieur civil à l'Institut Montefiore.
Les mesures ont été réalisées au B28 (ce bâtiment disposant d'une couverture WiFi plus dense que les autres bâtiments de l'institution) et en portant la puissance d'émission des bornes WiFi à leur maximum (50 mW). Ces conditions représentent donc un scénario extrême par rapport au reste de l'ULg.
| Champ électrique global | Champ électrique WiFi | |
| à l'extérieur du bâtiment en ligne directe avec l'antenne du « Bol d'Air » (émetteur GSM, FM, TV, ...) | 0,75 V/m | 0,045 V/m |
| à la fenêtre d'un bureau en ligne directe avec l'antenne du « Bol d'Air » et séparé de la borne par un mur | 0,6 V/m | 0,1 V/m |
| dans un couloir | 0,34 V/m | 0,15 V/m |
| dans un local, à 7 mètres d'une borne et séparé de celle-ci par un mur | 0,05 V/m | |
| au pied d'une borne en activité maximale | 0,3 V/m | |
| à 20 cm d'une borne en activité maximale | 0,5 V/m |
On constate donc que les valeurs du champ électrique généré par l'installation WiFi sont nettement inférieures à la norme belge (30,7 V/m) et qu'elles sont inférieures au champ électrique global généré par les autres activités électromagnétiques telles que la radio, la télévision et les GSM.
A l'inverse des effets thermiques, directement mesurables, les effets athermiques font l'objet d'études de corrélation entre l'exposition prolongée aux champs électromagnétiques et un ensemble de symptômes pouvant être imputés à ces champs, tels que des troubles de la concentration, du sommeil, du système immunitaire, du matériel génétique, ... Il convient d'être attentif à ces éléments bien que certaines recherches arrivent à des conclusions contradictoires.
Les normes actuellement en vigueur étant controversées par plusieurs études scientifiques, le SEGI a décidé de prendre un ensemble de mesures de précaution complémentaires :
Dans l'état actuel des connaissances, l'installation WiFi de l'ULg répond aux normes belges et internationales, les champs électriques mesurés étant nettement inférieurs aux valeurs seuils proposées.
Contact(s) : SEGI